7 juil. 2012

Imprégnation - David Almond



Quatrième de couverture : Un été long et chaud. La campagne sauvage du Nord de l'Angleterre. Un bébé abandonné trouvé dans des ruines. Et la vie de Liam, adolescent épris de liberté, va basculer. Un matin, son pére, écrivain, lui parle du phénomène d'imprégnation...

Mon avis : Et bien j'ai dû passer complètement à côté du roman... Le message est le même : le passage de l'enfance à l'âge adulte. Avec en prime une réflexion sur la violence propre à l'humanité.
Certes, des bases toujours intéressantes.
Mais l'histoire ne m'a absolument pas captivée. A dire vrai, c'est un peu comme si j'avais attendu tout le livre qu'elle commence, en vain. Rien. Ni chaud, ni froid.
Bien dommage, un rendez-vous totalement manqué.

Imprégnation

Fièvre d'ombres - Karen Marie Moning


Quatrième de couverture : "Rien n'est au-delà de mes capacités. Je suis tout. Vous êtes un livre. Des pages avec une reliure. Vous n'êtes pas né. Vous ne vivez pas. Je ne connais pas la peur. Que voulez-vous de moi ? Ouvre les yeux. Vois-moi. Vois-toi. Mes yeux sont ouverts. Je suis le bien. Vous êtes le mal." Conversation avec le Sinsar Dubh

Mon avis : En voilà une belle brique ! Près de 900 pages, il faut en venir à bout !
Et pourtant, ça se lit plutôt bien. Parce que comme toujours Karen Marie Moning maîtrise son histoire et ses personnages. Et puis Mac, dans ses qualités et ses défauts, reste toujours aussi attachante.
C'est un peu comme si on l'avait connue tout bébé. On l'a vue tellement grandir, mûrir et changer depuis le début de la saga...

Bon... ne nous leurrons pas, il reste des questions en suspens... et bien oui, une (des ?) saga spin-off sur les McKeltar est parue, il faut bien en garder pour eux ! ... Mais bon... avec une telle densité, c'est quand même un peu frustrant. Surtout qu'il y a bien et bien de longueur dans ce roman malheureusement. Des détails qui n'apportent pas toujours grand chose, des digressions, des divagations... Et puis des demies-réponses. J'aime tout savoir moi, je suis curieuse, voilà !

M'enfin, je pardonne à KMM, j'ai quand même passé un bon moment dans ce final (pour le moment.. !)

17 juin 2012

Instinct tome 2 - Vincent Villeminot



L'institut de Lycanthropie, caché au coeur des Alpes, accueille les humains sujets à des métamorphoses animales. C'est là que Shariff, Flora et Tim ont trouvé refuge. Mais un initié est retrouvé mort, visiblement dévoré par l'un des prédateurs de l'Institut. Deux camps s'affrontent bientôt ouvertement : ceux qui veulent vivre leur instinct animal jusqu'au meurtre, et ceux qui cherchent à le maîtriser. Dans cette lutte sans merci, Shariff, Flora et Tim vont devoir se battre pour sauver leur secret, leur amour... et même leur vie.

Mon avis : J'avais adoré le premier tome, et je dois malheureusement reconnaître que l'enthousiasme s'est fait plus timide pour cette suite. 
Il m'a semblé que l'ensemble manquait de profondeur. Profondeur de l'intrigue, profondeur des personnages, profondeur des sentiments. 
L'aspect thriller est toujours là, mais peut-être trop éparpillé pour que je me prenne vraiment au jeu.
Qu'on ne se trompe pas non plus : ce livre est tout de même loin d'être creux, et fidèle à la réputation des seconds tomes, il change la donne pour la suite de l'aventure, et de façon on ne peut plus radicale. Tout est chamboulé, bien plus que je ne l'aurais cru. C'est un pari risqué de la part de Vincent Villeminot, mais on sent qu'il maîtrise parfaitement son histoire, et sait très bien où il nous emmène. 
Alors certes ce tome est un paradoxe pour moi : il lui manque quelque chose alors même qu'il bouscule pas mal de choses... mais néanmoins, ma petite pointe de déception ne suffit pas à me faire abandonner l'envie de lire la suite. Je dirais même que j'ai hâte de savoir comment tout cela va se terminer !

Instinct, Tome 2

3 juin 2012

Azami, le coeur en deux - Marc Cantin et Isabel



C'est les vacances pour Azami. Cette jeune Japonaise de 14 ans qui vit avec sa grand-mère un peu sorcière a plein de projets en tête. Mais voici que son père, qu'elle ne voit que très rarement, lui propose un voyage en France chez des amis franco-japonais ! Pour Azami, c'est le choc des cultures. Les cheveux verts de Myo, la fille des amis de son père, forment un drôle de contraste avec ses habits d'enfant sage. Et les sortilèges de sa grand-mère sont une bien piètre protection contre les "pièges" de la vie française ! Comble de malchance, voici qu'Azami tombe amoureuse du petit ami de Myo…

Mon avis : La confrontation entre les cultures française et japonaise m'intéressait beaucoup. Malheureusement, j'ai trouvé que tout était trop forcé. Les traits grossis, les clichés trop facilement utilisés. Certes, c'est efficace pour mettre en avant les différences de culture, mais je pense que des deux côtés, il y a plus de subtilités.

Il est vrai que le ton est de toute façon trop jeune à mon goût. Il plaira certainement aux jeunes d'une petite dizaine d'années, mais pour moi, il a gênée ma lecture. J'ai trouvé le tout trop pauvre.

Après, il est clair que je n'ai moi-même jamais vécu au Japon, contrairement aux auteurs, il m'est difficile donc de remettre tout en cause... Je m'attendais seulement à plus de détails et de finesse des traits.

28 mai 2012

Tout est sous contrôle - Hugh Laurie



Thomas Lang est un ancien militaire d'élite qui, hormis sa Kawasaki, n'a pas grand chose à perdre. Aussi, lorsqu'on lui propose 100 000 dollars pour tuer Mr. Woolf, un riche homme d'affaire londonien, Thomas ne se contente pas de refuser poliment, mais pousse l'indécence jusqu'à essayer de prévenir la future victime du complot qui se trame contre lui. Une bonne intention ? L'enfer en est pavé.

Mon avis : Je n'ai encore jamais vu un seul épisode de Dr. House. Oui, il existe encore des gens de cette espèce. Mais je projette d'en voir. Un jour.
Toutefois, je ne vis pas dans une grotte je vous rassure. Alors forcément, je connais un peu le personnage et son interprète.

Et suffisamment pour pouvoir affirmer qu'on retrouve l'un comme l'autre dans ce récit. Pas étonnant que Hugh Laurie soit aussi bon dans ce personnage. Ce sarcasme, c'est lui. Et c'est lui encore qui nous régale dans ce livre, avec un ton à la fois blasé, désabusé, cynique, mais toujours bourré d'humour. De ce point de vue là, c'est un vrai régal.

Le hic ? On ne peut pas dire que l'histoire m'ait passionnée. A dire vrai... elle n'a même pas suscité un franc intérêt de ma part. Bon, allons-y carrément : elle m'ait passée loin au dessus de la tête.

Et ça, c'est vraiment dommage.

6 mai 2012

Going too far - Je nnifer Echols



All Meg has ever wanted is to get away. Away from high school. Away from her backwater town. Away from her parents who seem determined to keep her imprisoned in their dead-end lives. But one crazy evening involving a dare and forbidden railroad tracks, she goes way too far...and almost doesn't make it back.

John made a choice to stay. To enforce the rules. To serve and protect. He has nothing but contempt for what he sees as childish rebellion, and he wants to teach Meg a lesson she won't soon forget. But Meg pushes him to the limit by questioning everything he learned at the police academy. And when he pushes back, demanding to know why she won't be tied down, they will drive each other to the edge -- and over....

Mon avis : Bon il y a quelques petites choses qui m'ont un peu chiffonnée dans ce livre, comme par exemple, comment diable Meg a pu d'abord donné 40 ans à John qui en a en fait 19 ?! D'accord, il est possible de faire plus vieux que son âge, mais là tout de même... Bon, je pinaille, parce que ça n'a pas duré longtemps. Mais quand même.

Hormis cela, rien à redire. Agréable à lire, agréable histoire. Un peu classique, certes. Deux écorchés qui se trouvent, qui se réparent. Ce n'est pas le plus original des scénarios, et pourtant, ça se lit très bien. Sans prétention, simplement, ça nous fait passer un bon moment, et c'est déjà rondement bien.

1 mai 2012

Rosa Candida - Audur Ava Olafsdottir


Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Mon avis : Ce roman m'a été offert par un ami qui m'est très cher. Il avait expressément demander à la libraire un roman "pas trop triste", parce que les romans tristes bin... ça fait pleurer.
Toutefois, je n'ai pas choisi le bon moment pour le lire, car à titre totalement personnel, il n'était pas pour moi à ce moment là. L'effet miroir, vous savez.

Alors bon, je vais quand même m'efforcer d'être objective, car je pense que, malgré cela, il mérite un petit arrêt.

Ce livre, c'est une bouffée d'innocence, de naïveté, de découverte du monde, de la vie, de la vie d'adulte. Le cadre, les personnages ne sont pas banals, comme j'ai pu souvent en croiser dans les romans scandinaves. Ici, tout est tranquille, "pépère" même. Pourtant, on ne s'ennuie pas. On s'attache, on s'agace, comme on pourrait le faire avec des amis. Le livre ne prétend pas nous fournir "la" réponse à nos questions, mais peut-être vous fera-t-il vous en poser des questions justement. Peut-être vous fera-t-il réfléchir à la vie, à votre vie. Sans prétention toujours.

Bref, avec beaucoup de naïveté, il se peut bien qu'il vous touche plus qu'il n'y paraît.